l’Olfactothérapie  ou le pouvoir des odeurs

Elle utilise le fort pouvoir évocateur des odeurs qui nous ramène à l’origine de la souffrance pour la revivre et la pacifier, grâce au message vibratoire de l’huile essentielle et à la présence empathique de l’olfactothérapeute, et d’en comprendre le sens, donc de la soigner. Sa définition entre dans le cadre des thérapies brèves, somato-émotionnelle, et énergétiques.

Brève, parce que contrairement aux thérapies de type psychanalyse, nous obtenons des résultats au bout de 6 à 18 mois, donc d’un an en moyenne à raison d’une séance tous les quinze jours. À partir de là, un bon bout de chemin a été fait par la personne, que nous appelons consultant (et non patient ou client), il lui faut prendre alors le temps de digérer avant de revenir, si elle le souhaite.

Énergétique, parce que, en plus de l’odeur elle-même, l’huile essentielle qui est respirée et qui a ses propres propriétés vibratoires va entrer en vibration avec nos plexus par les trois nadis majeurs (Sushumna, Ida et Pingala), qui sont des canaux énergétiques (à travers lesquels circule l’énergie vitale).

Les plexus ou chakras sont des portes importantes de l’anatomie subtile de l’homme. Ils influencent les glandes, les organes, les humeurs. Ils représentent des questions essentielles pour l’évolution de la conscience. Leur fréquence spécifique entre en résonance avec certaines vibrations d’huiles essentielles.

Somato-émotionnelle, parce que l’odorat est le seul sens relié directement à l’émotionnel puisqu’il est archaïque. Il va donc très vite aller débusquer ce qui est plus ou moins inconscient, refoulé.

Comment cela ?

Le sens de l’odorat a une spécificité. Elle se situe au niveau de la trajectoire neuronale : trois neurones pour les quatre autres sens, tandis qu’il n’y en a que deux pour le trajet olfactif.

Le neurone qui «manque» à l’odorat passe par le diencéphale : c’est ce relais qui permet d’identifier ou de mentaliser. Exemple : on vous présente la couleur rouge, vous savez tout de suite que c’est rouge. Vous avez mis une étiquette tout de suite dessus, c’est du diencéphale. Puis l’affectif arrive pour signifier si cette couleur est aimée ou pas. Quand on vous présente une odeur, au contraire, l’affectif, l’émotionnel intervient illico et vous avez beaucoup de mal à mettre une étiquette dessus. Vous faites des analogies :

ça sent le brûlé, ça sent le fleuri… Il faut beaucoup s’entraîner pour arriver à mettre un nom sur une odeur : ça sent le jasmin ou le cèdre, par exemple. Il faut véritablement éduquer le nez, et c’est une gymnastique quotidienne que de pouvoir identifier une odeur. L’odorat est le seul sens qui arrive directement au rhinencéphale (étymologiquement « nez dans le cerveau »), le cortex olfactif où le nerf olfactif termine son trajet, c’est-à-dire l’affectif : j’aime ou je n’aime pas. J’apprécie ou je n’apprécie pas.

La primauté du sens olfactif est émotionnelle, ensuite apparaît le souvenir : cela me rappelle une rue que j’empruntais souvent pour aller à l’école. Dans cette rue, il y avait un cordonnier qui travaillait le cuir et utilisait une colle dont j’aimais l’odeur. L’odeur est associée à une émotion. Telle odeur est associée à tel état émotionnel. Le souvenir est en général très clair. Cela s’explique par le fait que les neurones de la muqueuse olfactive se reproduisent en permanence. Les récepteurs olfactifs sont ainsi renouvelés complètement en un mois et demi, ce qui maintient en principe notre odorat intact toute notre vie. C’est la raison pour laquelle les souvenirs olfactifs peuvent resurgir intacts longtemps après l’événement.

Aromathérapie et olfactothérapie Ce qui les différencie

L’aromathérapie utilise des huiles essentielles pour leurs vertus biochimiques. Les huiles sont directement en contact avec le corps que ce soit par inhalation, par la voie dermique, orale ou encore rectale, sous forme de suppositoires. Comme en médecine « classique », l’aromathérapeute utilise une posologie où tel symptôme correspond à telle huile. Aujourd’hui, l’aromathérapie commence, il est vrai, à se rendre compte de la portée plus large des huiles essentielles. Le Dr Daniel Pénoël , par exemple, a travaillé sur l’aromathérapie quantique où le ternaire aromatique matière-énergie-information constitue le fondement de ce qu’il nomme une médecine aromatique intégrée.

L’Olfactothérapie n’est pas du tout moléculaire : ce sont les odeurs et les vibrations des huiles qui sont utilisées. Elle a une approche de la plante en tant qu’entité, ensemble qui est plus et autre chose qu’un composé de molécules biochimiques. L’huile n’est pas directement en contact avec le corps, il faut la sentir. Pour le côté vibratoire, le flacon est posé, soit sur le plexus du consultant, soit dans son environnement immédiat. L’Olfactothérapie est à l’aromathérapie ce que l’homéopathie est à la médecine allopathique, en quelque sorte.

 

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